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Sortie du DVD de Notre Monde

Notre Monde Notre Monde (2013, 119') un film de Thomas Lacoste
Rassemblant plus de 35 intervenants, philosophes, sociologues, économistes, magistrats, médecins, universitaires et écrivains, Notre Monde propose un espace d’expression pour travailler, comme nous y enjoint Jean–Luc Nancy à « une pensée commune ». Plus encore qu’un libre espace de parole, Notre Monde s’appuie sur un ensemble foisonnant de propositions concrètes pour agir comme un rappel essentiel, individuel et collectif : « faites de la politique » et de préférence autrement.
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© Passant n°31 [octobre 2000 - novembre 2000]
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Le Passant a aimé


Actuel Marx se demande dans son dernier numéro s'il y a une pensée unique en philosophie politique ; il comporte des articles d’Etienne Balibar, Dominique Lecourt, Jean-Luc Nancy, Emmanuel Renault, André Tosel et quelques autres. Il est arrivé trop tard en librairie pour qu'on ait pu vérifier tout l'intérêt qu'on peut attendre d'un tel travail ; mais on peut faire confiance, ce qui finalement est assez rare dans le monde où nous vivons, à l'exigence de ces auteurs.

P.R.



Amnistia.net (111, rue Ordener, 75 018 Paris, 60 f.), c’est sous ce titre que vient de paraître une nouvelle revue, elle-même naît dans site (www.amnistia.net), où vous retrouverez quelques noms amis du Passant, qui ce propose d’enquêter sur des dossiers sombres tels que les réseaux négationnistes en France – toujours trop nombreux. Au sommaire « les assassins de l’Histoire », « Les réécritures de l’Histoire à la fac de Toulouse », etc. Incisive, claire et salutaire.

T.L.



Susan George. Si vous voulez vous donner le grand frisson, il y a aussi le Rapport Lugano (Fayard, 2000) qui conte une fiction, ô combien réelle, où les maîtres capitalistes du monde préparent l’euthanasie d’une moitié des habitants de la planète pour sauver leur système et leurs privilèges. C’est tout ce qu’on peut lire entre les lignes des rapports officiels du FMI, de la Banque mondiale, de l’OMC, de l’OCDE, etc.

J.M.H.



Roy Lewis Pourquoi j’ai mangé mon père. Ce petit roman, publié pour la première fois en 1960 et qu’Actes Sud a réédité en 1996, raconte l’aventure d’une tribu à l’aube des temps qui, sous la conduite d’un père inventif, entreprend son hominisation, non sans mal, non sans risques, et qui découvre le progrès en même temps que le feu, la domination sur les autres tribus en même temps que la conquête du monde. Le tout sous les avertissements catastrophistes d’un tonton plus ou moins écolo jouant les Cassandre. Drôle, astucieux et très actuel.

J.M.H.



Frédéric Lordon. Si les chroniques « La bourse ou la vie » ne vous suffisent pas, lisez Fonds de pension, piège à cons ? (Raisons d’agir, 2000). Il dénonce les mirages de la capitalisation ainsi que les dégâts sociaux de la finance internationale dont l’objectif est de faire rendre gorge toujours davantage aux salariés.

J.M.H.



Observatoire de l'Europe industrielle, c’est sous ce sigle que cinq auteurs signent Europe inc. Liaisons dangereuses entre institutions & milieux d'affaires europeens (Editions Agone, 125 F.) un livre édifiant préfacé par Susan George à qui je cède la plume « les connaissances que nous fournit ce livre sont parfaitement étayées, incontestables et littéralement sans prix : elles nous permettent enfin de viser juste. Et il s'agit de rien moins que de prendre les armes pour construire la démocratie internationale que les multinationales redoutent et repoussent de toutes leurs forces. »

T.L.



Chris Offutt :il nous avait impressionnés par la grande rigueur de son style dans un recueil de nouvelles superbes, Kentucky straight, paru dans la Noire, chez Gallimard, et on retrouve la même humanité rugueuse, les mêmes douleurs muettes, et une certaine idée de la pureté et de la rédemption dans Le bon frère (Gallimard, la Noire, 430 p., 145 f.), roman puissant au lyrisme toujours retenu, qui voit un jeune type coupable d'un meurtre obligé, pourrait-on dire, échouer dans un Montana en proie aux flammes d'incendies gigantesques et à l'activité des milices fascistes. L'affrontement sera bref, violent, un rien dérisoire, après qu'on l'aura vu mûrir lentement, mais sûrement. On aime l'Amérique quand elle nous donne des écrivains de cette trempe.

H.L.



Alain Ricard, dans la collection Bouquins chez Robert Laffont, présente une anthologie passionnante des Voyages de découvertes en Afrique de1790 à 1890. Dépaysant à souhait et indispensable pour comprendre la généalogie des représentations occidentales de l'Afrique, de l'objectivité respectueuse aux a priori condescendants.

P.R.



Jean-jacques Salgon, Tu ne connaîtras jamais les Mayas (L'Escampette, 99 F.) : voici un recueil de nouvelles, récits de voyages drolatiques, cocasses, écrits avec une rare élégance, qu'on peut recommander pour les soirées d'hiver, et qui vous changeront des platitudes assénées par la plupart des écrits vains français. Sur la quatrième de couverture l'éditeur invoque Tintin et Rimbaud, et c'est assez bien vu.

H.L.



Tiziano Scarpa, L’œil de vieux, Christian Bourgois éditeur : Comment ne pas aimer un bouquin dont le sous-titre est : « bref essai sur l’avant-dernière histoire d’amour vécue par la femme à laquelle je désirerais m’unir par un lien affectif durable » ? ça le fait, non ? De même, l’intro du chapitre VII : « Sur la nature du suc masculin dans le bas capitalisme ». Je recommande vivement.

S.G.



Mario Rigoni Stern, L’année de la victoire (10/18). Superbe et émouvante chronique sur la possible aurore qui suit les horreurs de la guerre de 14-18, sur les hauts plateaux de la Vénétie, où les paysans doivent vivre et vite reconstruire leur village avant que le général hiver, le premier d’après la guerre ne s’installe. Stern ou le simple et sublime art de conter. Du même Stern, lire encore Le sergent dans la neige, récit de la retraite sur le front russe d’un groupe de soldats italiens en 1944.

B.D.



André Suarès, Provence, Edisud : Des pages inédites du Condottiere sur ses tours et détours en Provence. Mais quand c’est lui qui regarde le Sud, on attrape vite le regard de l’aigle : hautain et chaleureux. Possible les deux ? La preuve.

S.G.


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