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Sortie du DVD de Notre Monde

Notre Monde Notre Monde (2013, 119') un film de Thomas Lacoste
Rassemblant plus de 35 intervenants, philosophes, sociologues, économistes, magistrats, médecins, universitaires et écrivains, Notre Monde propose un espace d’expression pour travailler, comme nous y enjoint Jean–Luc Nancy à « une pensée commune ». Plus encore qu’un libre espace de parole, Notre Monde s’appuie sur un ensemble foisonnant de propositions concrètes pour agir comme un rappel essentiel, individuel et collectif : « faites de la politique » et de préférence autrement.
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© Passant n°32 [décembre 2000 - janvier 2001]
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Le Passant a aimé


François Augiéras, Lettres à Paul Placet de Fanlac 2 000. Rassemblées et choisies par Paul Placet, ces lettres de 52 à 71, Augiéras est mort en décembre 1971 à 46 ans, dresse un (auto)portrait passionnant de l’auteur du Vieillard et l’Enfant et de L’Apprenti Sorcier. Entre Périgord et Algérie, Mont Athos et Sénégal, François Augiéras fut nomade, barbare, panthéiste, jouisseur, indomptable aussi. Il a fini indigent, à l’hospice. On redécouvre aujourd’hui Augiéras le peintre, une expo vient de se terminer à Paris, une autre se prépare à Périgueux.

J.F.M.



Robin Cook, Mémoire vive (Rivages/noir). Indispensable dans une bibliothèque. L’heu-reuse réédition en format poche de « l’autobiographie » du maître. Lui qui écrit : « pourquoi est-ce que les gens écrivent des livres, finalement ? L’erreur s’est répandue selon laquelle le but était de raconter une histoire, alors que quiconque a lu de la vraie littérature sait parfaitement que le but est également d’essayer, autant que le peut l’auteur, de dire la vérité ». Pas la peine de s’en priver, on ne meurt que deux fois…

G.M.



William Margolis publie, aux éditions Confluences, Au large des îles Fauts, un roman dont Bordeaux est le cadre. Du jardin Public, où le héros entretient d'étranges conversations avec une oie et un chat, à Bacalan, où il entraîne une vieille dame insolite dans un vieil hangar qui sert de lieu de rendez-vous à une bande d'homos plutôt déjantés, c'est à une promenade fantaisiste et poétique qu'il nous invite, sans jamais se perdre mais en donnant aux lieux et aux personnages une lumière très inattendue.

Ce livre est le premier roman écrit en français de cet américain qui vit à Bordeaux.

P.R.



Mutations, c’est le titre du catalogue de l’exposition du même nom proposé par les éditions arc en rêve et Actar. Cet ouvrage, somme s’il en est, offre un kaléidoscope de regards et d’analyses pertinents sur les différents processus animant le monde urbain. On y retrouvera les auteurs de l’expo Rem Koolhaas, Sanford Kwinter, Stefano Boeri, Hans Ulrich Obrist et bien d’autres comme Nadia Tazi ou encore Jean Attali (656 p., 295 f, 2000).

T.L.



L’œil électrique, (n°15 nov.-déc., 25 f), pour sa nouvelle mouture cette bonne revue rénoise propose à nos univers aseptisés, une thématique sur la mort avec la photographe Letizia Battaglia, le dessinateur Thomas Ott, les écrivains Nosaka Akiyuki ou Philip K. Dick, les cinéastes Tobe Hooper ou Sam Peckinpah, and Co. On peut également y lire Dieudonné, une réflexion sur le problème de l’eau dans le conflit Israëlo-palestinien, entre autres choses. Bref, à découvrir séance tenante.

T.L.



Ostende (collection fictions chez Eden Noir) est un recueil de nouvelles noires qui nous emmène dans la ville d’Ensor, sous la pluie, le vent, dans des relents de Pils et de frites. Les rues scintillent leur « nulle-part » et les bateaux sont dans la ville. Avec la participation nordiste de Claude Amoz, Didier Daeninckx, Michel Quint, Pascal Garnier. La palme du poème noir-désespoir à Hugues Pagan. Et qu’on me remette une Duvel, tout ça me donne envie de chialer.

G.M.



P.L.P.L., vous l’avez découvert à Millau pour son numéro 0, vous pouvez dès aujourd’hui le retrouver, avec ce numéro 1 d’automne et un dossier consacré au journal Le Monde qui décrit les coulisses obscures du quotidien. Et tout ceci, chers lecteurs, servi saignant. Abonnement 100 f pour 10 numéros, règlement a l'ordre de PLPL adressé a : PLPL, BP 114, F-30010 Nimes Cedex 4.

T.L.



Gérard Pommier, avec Les corps angéliques de la postmodernité (Calmann-Lévy, Petite bibliothèque des idées, 95 f, 2000) nous invite à réfléchir sur les enjeux rattachés au corps « dans une société qui prétend se dispenser d’idéal ». Le psychanalyste insiste sur les dangers du scientisme actuel - et de ses perversions - qui voudrait nous infliger une représentation, d’une rare violence, du corps « autistique » et désincarné, tout en nous murmurant qu’il peut y avoir, là, la « naissance d’une subjectivité inédite » nous ouvrant de nouveaux chemins… A méditer.

T.L.



Michel Quint, Effroyables jardins ( éditions Joëlle Losfeld ). Il frappe le lecteur comme la foudre, ce petit livre qui s’inscrit sous le double registre du comique et du tragique. Héroïque combat des résistants sur la terre des corons, et de la fraternité avec un soldat allemand ; chaîne des Augustes, parias aux oripeaux grotesques, pour aller témoigner de la barbarie nazie et de ses séides français jusqu’au procès Papon. Le tout dans une langue belle à en pleurer.

B.D.



Annelise Roux avait donné au Passant, pour son numéro sur l’amour, un texte superbe qui nous avait tous impressionnés par une écriture vibrante, tendue par une violence constamment maîtrisée, dans un texte tirant aussi sa puissance de tout ce qu’il ne dit pas. Certains écrivains, trop rares comme on sait, sont immédiatement identifiables à leur voix, singulière, dont on entend les silences. Annelise Roux est de ceux-là et récidive cette fois dans la Série noire (Gallimard) avec un recueil de nouvelles, Peccata Mundi, où l’on retrouve les mêmes qualités, le même tremblé, avec en prime un humour acerbe et discret. Elle parvient à jouer des registres de la noirceur (que trop de plumitifs traînent dans la boue des clichés) en virtuose, sans jamais en faire trop, et toujours on sent les textes frémir d’un désespoir têtu qui a l’extrême élégance de sourire. De la très belle ouvrage. On attend le prochain !

H.L.



La ville et l’urbain, l’état des savoirs aux éditions La découverte (160 f, 2000), pour faire suite à notre dossier Mutations urbaines, nous vous recommandons cet ouvrage qui, sous la direction de Thierry Paquot, Michel Lussault et Sophie Body-Gendrot, développe, outre un panorama de la recherche urbaine, les enjeux contemporains de l’urbanisation planétaire. A signaler également une postface de Claude Bartolone.

T.L.



Simona Vinci, avec Où sont les enfants? (Gallimard, la Noire), donne le roman le plus terrifiant, le plus violent, le plus désespéré, le plus NOIR, que j’aie lu depuis longtemps. On aurait dû parler de ce livre, paru en mai, plus tôt. C’est une histoire d’enfants meurtriers, c’est écrit au rasoir, et ce rasoir, le lecteur l’a non sous la gorge mais dedans, c’est moite de sueur, de sang, c’est terriblement dérangeant. Impossible de sortir indemne de ce chef-d’œuvre.

H.L.


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